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BIGA*RANX + ALVAN

06/12/2019 - 20:30 à 23:30
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Biga*Ranx

Né en France en 1988, Biga*Ranx se tourne très tôt vers les sonorités jamaïcaines. Son attention se porte sur les rythmes de Yellowman et de DJ Screw. Dès l’âge de 14 ans, il se consacre entièrement à la musique, se forgeant un style personnel à force de travail, d’écriture et de composition.
En 2008, Biga est adoubé par le singjay jamaïcain Joseph Cotton qui le baptise « Ranx », son entrée dans le monde du reggae est consacrée. Les deux hommes postent un freestyle sur internet qui s’avèrera être un énorme succès, enregistrant aujourd’hui près 2 million de vues.

En 2012, il part en Jamaïque dans le cadre de la réalisation d’un documentaire en collaboration avec Radio Nova et la chaine France Ô. Un résultat bluffant où il s’essaye avec succès au journalisme partant à la rencontre des acteurs majeurs de la musique jamaïcaine.

En 2014, le prodige du ragga-dub s’attèle à la réalisation de son troisième album. Sorti en 2015, Biga*Ranx livre avec “Nightbird” un album très personnel puisque l’artiste y est à la fois auteur et compositeur. Il mêle avec brio toutes les influences qu’il affectionne exprimant ainsi sa vision d’un Reggae à la fois raffiné et moderne. C’est sur cet album que l’on entend pour la première fois Biga*Ranx chanter en français.

En 2016, il reprend la route pour une nouvelle tournée des festivals et des salles qui s’achève par une date parisienne au Trianon en Janvier 2017. Entre deux dates, Biga*Ranx retourne en studio pour travailler sur ce nouvel album « 1988 ».

Avec « 1988 », Biga*Ranx propose un mélange de styles et d’influences toujours aussi unique et introspectif. Seul ou entouré d’invités prestigieux, le MC démontre encore une fois toute l’étendue de son talent et de sa créativité débordante.

 

Première partie assurée par Alvan

Le mariage de l’électronique et de l’organique, de la poésie et de l’euphorie, de paysages exotiques et de voyages intérieurs : bienvenue dans le monde d’Alvan. À 25 ans, il est déjà lauréat du BPM Contest, auteur d’un EP, Home, aux deux millions d’écoutes, et déjà en route pour d’autres productions accrocheuses.
Jeune prodige électro , à l’instar de Fakear ou Petit Biscuit, Alvan propose une musique chillwave, une électro qui intègre des sonorités world et des solos de guitare et ukuélé, instruments qu’il affectionne tout particulièrement.
Fraîchement signé sur le label électro de Warner, Big Beat Paris, il sort aujourd’hui « Damiana », un single qui sera incontestablement sa carte de visite. Les mots-clés ?
L’aventure, l’évasion, la rêverie, la nature… le tout sur des rythmes lancinants et une mélodie addictive, fruit du glissement d’un stylo sur les cordes du ukulélé. En invitée, la jeune chanteuse Velvet. Manifeste électro-pop, baptisé du même nom qu’une tisane aphrodisiaque sud-américaine, « Damiana » témoigne du talent d’Alvan, musicien à qui
les machines ne font pas peur et pour qui « les sonorités comptent plus que tout ». Son rêve ? Que sa musique « parle au plus grand nombre ». Et si un jour il peut jouer de la guitare aux côtés de Slash, il ne dira pas non. On l’aura compris, Alvan est du genre fidèle à ses idoles, enrichissant sans cesse ses influences, au fil de ses explorations culturelles.

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LA MAISON TELLIER

13/12/2019 - 20:30 à 23:30
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La Maison Tellier

Dans les villes traversées à l’occasion des tournées, en face de l’île Tatihou, aux studios ICP de Bruxelles, dans des studios implantés dans la campagne normande ou au coeur du Massif central, le
sixième album de La Maison Tellier s’est patiemment construit.
C’est le disque du grand retour des guitares et de chansons enregistrées vives – « live ». Plus que jamais, La Maison Tellier est la réunion de cinq musiciens qui offrent le meilleur d’eux-mêmes pour délivrer des chansons qui s’impriment dans nos mémoires et nous ramènent à nos adolescences, quand tout se noue et que se décide notre aptitude à nous engager, nous lier, nous confronter.

Après les premiers albums qui portaient le regard vers un ailleurs, après Beauté pour tous qui parfois contemplait le passé, après Avalanche qui scrutait en lui-même, Primitifs modernes semble regarder droit devant, et tout autour. La musique épouse cet élan en un disque physique et charnel, incarné en onze chansons qui se fraient leur chemin jusqu’à nous, convoquant la mélancolie douce des textes d’Alain Souchon ou Yves Simon, galvanisée par l’électricité d’un rock au classicisme élégant hérité du rock américain des années 90 à la manière de R.E.M.
Quand tout change, trop vite, il faut parfois savoir se rallier au premier, à l’éternel.
Primitifs modernes offre ceci : onze chansons qui nous ressemblent et nous ramènent à l’essentiel.

Diallèle

Le groupe Diallèle est créé par Mathieu Lemaire en avril 2005. Une contrebasse (Etienne Daunizeau), une guitare (Sylvain Lemaire), un saxophone soprano (Mathieu Lemaire) & une batterie (Loïc Boué), au service d’une musique improbable, mélange de jazz et de rock...
Après mars 2008, Diallèle évoluera en trio avec Romain Bercé à la batterie, Mathieu Lemaire au saxophone & Sylvain Lemaire à la guitare. Avec cette nouvelle formation, Diallèle s’offre une nouvelle esthétique musicale tout en réaffirmant ses influences : TYFT, John Coltrane & Steve Lacy, Pitchoutchoulex, Anouar Brahem, Jim Black, etc. De manière plus large, Diallèle évolue sur le fil des musiques improvisées, des cultures rock, du jazz, de la « world », des musiques electro, etc.

 

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Soirée soupe avec la Compagnie L'Air de rien

14/12/2019 - 20:30 à 23:30
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Le 25 invite la Compagnie l’Air de Rien
 
Pour les 10 ans des Soirées Soupe, la Compagnie l’Air de Rien revient à la MJC avec ses monologues de femmes interprétés par Alice Raingeard. Pendant de nombreuses années, Alice et sa compagnie présentaient à chaque soirée un témoignage, des instants de vie de femmes. Drôle et touchante, Alice vient souffler les bougies des Soirées Soupe avec quelques morceaux choisis.
 
+ Carole Masseport [Chanson]
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Les Wampas

26/03/2020 - 20:30 à 23:30
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Les Wampas

Les Wampas sont un groupe de rock alternatif et punk rock français, originaire de la région parisienne. Formé en 1983, le groupe repose essentiellement sur le chanteur Didier Wampas, il était en même temps électricien à la RATP avant de partir en retraite début 2012.

En ce début de 21e siècle, Syd Vicious dirige les Etats-Unis et manifestement, in the UK, c’est l’anarchy. Le climat se réchauffe, les pingouins transpirent, l’Amazonie est en flammes, le prix du beurre augmente et, en plus, il fond – justement à cause du réchauffement climatique. Heureusement Les Wampas vont sauver le monde ! Il fallait que quelqu’un s’en occupe. C’est eux.

Pour dire exactement les choses, ils vont le « sauvre ». L’ingénieur du son américain Jim Diamond a fait une faute de frappe lors de l’enregistrement. On pouvait rêver meilleure fondation qu’une coquille pour le nouveau monde sauvé. Mais c’est comme ça. Il faudra faire avec.

De toute façon, sauver le monde, personne ne sait vraiment comment faire, ni même d’ailleurs ce que ça signifie. Méfiance, donc. Léonie, le sixième morceau, le rappelle. Un monde vraiment sauvé est un fantasme apocalyptique : « Quand l’Agneau ouvrit le septième sceau, il y eut un silence d’environ une demi-heure » (Apocalypse 8 :1). Et cela finit toujours « à coup de parpaing ».

Les Wampas sauvent donc le monde, mais à leur manière.

Tout en restant indéboulonnablement fidèles au punk, ils ont l’intelligence de continuer à questionner leur époque et de rester « résolument modernes » (Rimbaud). Ils ont donc le bon goût de nous épargner le militantisme politique donneur de leçons ou la redite stérile des postures punk des années 80, même si Pernety s’autorise trois minutes de nostalgie.

Inutile de faire l’éloge du chaos et de l’anarchie quand le monde réel ressemble déjà à un immense squat sous héroïne. Au point qu’avec Didier, nous rigolons bien à faire ensemble l’éloge du centrisme, de la modération et de Raymond Barre – qui sont finalement les dernières postures et figures vraiment « rebelles » dans un monde où tout le monde se prétend désormais punk, anti-système ou rock’n’roll.

Sauver le monde, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Ça suppose un travail au long-cour et de la persévérance. Et c’est en ça que Les Wampas sauvent le monde : ils persévèrent dans ce qu’ils sont. Le morceau d’intro, Tu dévisses, ouvre la voie : « Toi au moins tu tentes et tu essaies… Tu dévisses, accroche-toi ! ». Sauver le monde, c’est ce que nous voulions faire quand nous étions petits. Nous voulions réaliser des trucs magiques et extraordinaires. Dans le monde il y a deux catégories de personnes : ceux qui renoncent et ceux qui persévèrent. Et si tu dévisses, accroche-toi !

Les Wampas et Didier Wampas persévèrent. Dans une époque de débilité et de simplification, ils défendent la complexité du réel. Roy, par exemple, dessine le portrait d’un ancien collègue de Didier qui avait la bêtise de voter Front National tout en étant le type le plus chouette du monde : « Y a un truc qui a dû merder quelque part ». C’est souvent qu’il y a un truc qui merde quelque part quand on essaye de sauvre le monde. Mais ce n’est pas pour autant qu’on va renoncer.

Non, on ne va pas renoncer à défendre des désirs utopiques, comme Le Dernier cormoran qui rêve à « des poissons qui n’existent pas ». On ne va pas renoncer à faire l’éloge de la rencontre, comme dans Vomissure triangulaire dont l’intro est bancale et bizarre comme toute vraie histoire d’amour (Lionel des Liminiñas et Jim Diamond ont refusé de la redresser avec ProTool). On ne va pas renoncer à incarner dans nos vies, nos actes, les plus petites choses quotidiennes ce en quoi on croit, puisque tout ça C’est politique.

Les Wampas persévèrent, donc. Et c’est ainsi qu’ils sauvent le monde, au moins quelques minutes, à chaque morceau. Au bout du compte, ça fait quand même un monde sauvé pendant plus de 40 minutes. Les Wampas osent être ce qu’ils sont et vivre ce qu’ils veulent être. C’est pourquoi ils sont punk. C’est aussi pourquoi ils sauvent le monde et sont des héros. Car comme le disait Maurice Merleau-Ponty, le chanteur des Spirit of Phénomenology : « Seul le héros vit jusqu’au bout son rapport au monde et aux hommes ».

 

Yann Kerninon Leader de Cannibal Penguin et philosophe. Dernier ouvrage paru : Sauver le monde

(Ed. Buchet Chastel 2019)

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