Chargement en cours

ICI REMUE ■ François DURIF

26/02/2020 - 20:00
Le Générateur
16, rue Charles Frérot - 94250 GENTILLY
En savoir plus
■ Depuis son diplôme à l’École des beaux-arts de Paris (1997), François Durif se tient à une pratique d’écriture, en ne cessant pas d’interroger le statut de l’artiste et ses prérogatives.
Ses textes relèvent de la littérature d’exposition et, selon le contexte, prennent la forme d’un journal de travail, d’une lettre, d’un tract, d’un poème ou d’une partition de performance.
De ses expériences professionnelles en dehors du monde de l’art, c’est celle dans une agence parisienne de pompes funèbres (2005-2008) qui l’a le plus marqué et dont il voudrait aujourd’hui rendre compte dans un récit intitulé provisoirement : Comme si (…) En attendant, c’est à un voyage autour de sa table de travail que nous convie ici François Durif, à mi-parcours de sa résidence d’écrivain du Générateur. Sans fard mais non sans facétie, il nous fait part du cheminement qui le conduit du « ci-gît » gravé sur les tombes au « ici remue » d’une pensée virevoltante. C’est ainsi qu’il s’ouvre aux intensités de vie qui le parcourent et nous entraîne avec lui.
 
■ L'écrivain-performeur publie des pages de son journal de travail chaque semaine dans la revue en ligne remue.net – partenaire du Conseil Régional d’Île-de-France dans son programme de résidences d’écrivains.
 
■ PRÉSENTATION DU PROJET DE RÉSIDENCE ■
Au seuil de cette résidence, je me présente à vous « comme si j’étais écrivain » et nous verrons bien si, dans dix mois, je m’autorise à me dire écrivain. C’est ce jeu avec soi-même et son vis-à-vis que je voudrais approcher dans mon récit : les différents habits et livrées endossés durant une vie ; la posture de l’artiste et la part d’imposture qu’elle suppose. Finalement, ils ne sont pas si nombreux les moments où ce que je fais coïncide avec ce que je suis. Aussi avons-nous besoin parfois de passer par une fiction pour agir là où nous sommes.
 
En connivence avec l’équipe du Générateur, François Durif a décidé d’intituler sa résidence d’écrivain : Le rêve d’une vie est une autre vie. À partir de son expérience professionnelle dans les pompes funèbres, il souhaite questionner les liens entre l’œuvre et l’espace de la mort, et plus généralement, la place que nous accordons à nos morts dans nos vies respectives.
Sa résidence sera ponctuée de nombreux rendez-vous : conversations autour des thématiques qui traversent son récit, promenades dans des cimetières parisiens intra et extra-muros, ateliers dans des écoles aux métiers du funéraire et deux conférences-performances au Générateur (le 26 février 2020, avec la danseuse et chorégraphe Lotus Edde-Khouri et le 26 juin 2020, avec le plasticien et compositeur de musique improvisée Jean-Luc Guionnet).
Parallèlement à sa résidence au Générateur, il conduira des ateliers d’écriture et de pratiques artistiques dans certains services des hôpitaux parisiens Lariboisière, Saint-Louis et Fernand Widal, en poursuivant son questionnement sur l’usage de la conjonction « comme si » dans nos conversations quotidiennes et ce que cela dit de notre rapport au réel. Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du label « Culture à l’hôpital 2019 ».


 

 

Réservez

Catherine FROMENT /// Tsuneko TANIUCHI

06/03/2020 - 20:00 à 23:00
Le Générateur
16, rue Charles Frérot - 94250 GENTILLY
En savoir plus

■ La fin des jours, le jour de toute fin - Catherine FROMENT

Auteure et performeuse fidèle du Générateur, Catherine Froment présente avec Aline Loustalot (live électroacoustique) sa dernière création qui a comme point de départ le désir d’une écriture qui ferait écho à celle de Thomas Bernhard. Une écriture qui s’ouvre ici à une forme autobiographique et hautement performative.

Une femme traverse l’espace de la cité et nous entraîne avec elle dans ses ressentis intérieurs vis à vis du monde qui l’entoure. Son parcours est ponctué par des tentatives de dissimulations qu’elle expérimente d’abord chez elle, puis dans l’espace urbain. Peu à peu, comme happée par cet espace extérieur, elle décide de quitter sa maison et se met à marcher sans fin...

« Au départ, je me suis dissimulée sous un lit. Puis sous les meubles que je me faisais tomber dessus, la commode, un miroir, l’armoire. C’est très complexe de faire tomber toutes ces choses sur soi sans se faire mal. Maintenant je me dissimule à visage découvert. » La seule chose que je ne suis pas encore arrivée à dissimuler, ce sont les émotions qui montent brusquement en moi et que je n’arrive pas à contenir. »

Auteure, Performer : Catherine Froment / Musique : Aline Loustalot / Regard extérieur : Séverine Astel / Conseils dramaturgiques : Isabelle Luccioni, Taïcyr Fadel

Création Lumière : Guillaume Herrmann / Collaboration Costume : Sohuta

Production : Dans le sens opposé
Soutiens : DRAC Occitanie, Région Occitanie, Ville Toulouse, Conseil Général Haute-Garonne, Le Générateur Gentilly, Mains d’œuvres Saint-Ouen, le Théâtre Garonne Toulouse, cie La Part manquante.

■ Micro-événement n°51 – Tsuneko TANIUCHI

Lors de la 1ère édition de [ frasq ] en 2009, Tsuneko Taniuchi présentait Micro-événement n°37.
Régulièrement invitée au Générateur depuis cette date, Tsuneko Taniuchi revient avec « Micro-événement n° 51 » et poursuit ses combats avec et auprès de femmes de couleur. En cause : de récentes auditions au Congrès américain au cours desquelles quatre femmes auront été la cible de violentes attaques racistes telles que : « Go back to your country ! On n’a pas besoin de vous ici, etc. », par un membre élu du gouvernement des USA.
Comme pour le « Micro-événement n°50 /Mon corps est politique», présenté au Générateur et au musée de Saint-Denis et à la Emily Harvey Foundation (NYC, 2018-19), Tsuneko Taniuchi reconvoque le corps des participants et en fait un lieu de la résistance et de combat : le corps comme subjectivité. L’artiste met en scène alors des mouvements politiques et sociaux avec des participant·e·s issu·e·s de différentes origines et dont les corps et les mouvements diffèrent les uns des autres, lesquelles font face au nationalisme, au machisme, au fascisme et au néolibéralisme de notre société ; elles se défendent avec des gestes, des paroles et avec leurs corps, autant dans leurs vies réelles que dans un lieu artistique.
Taniuchi continue ainsi de rechercher de nouvelles stratégies urbaines pour construire une multiplicité d’identités, d’après les « problématiques postcoloniales » * et les féminismes « intersectionaux »*.
*Voir le philosophe Achille Mbembe, théoricien de « postcolonialisme ». * Kimberlé Crenshaw a proposé le concept d’intersectionnalité en 1989 afin de saisir la variété des interactions des rapports de genre et de race, au plus près de la réalité même des expériences des femmes afro-américaines.

Concept et direction : Tsuneko Taniuchi
Performeurs : Yannick Gourvil, Ieva Lygnugaryte, Aliénor de Mezamat, Lilith Vardanya, Kay Zevallos Villegas…

Réservez