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SCHOSTA INTEGRAL - abonnement 6 concerts

22/11/2019 - 16:00 au 21/03/2020 - 00:00
Église protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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SCHOSTA INTEGRAL

6 épisodes  22 et 23 NOV / 24 et 25 JANV / 20 et 21 MARS

La série musicale, que nous vous proposons cette année, "Schosta Integral", imaginée en épisodes sur trois week-end à la manière des séries télévisées, plongera au coeur du processus vital et compositionnel de ce génie du XXème siècle marqué par l’histoire.


Nous interprèterons l’intégralité de ses quatuors à cordes qui représentent pour nous une véritable autobiographie musicale à l’instar des quatuors de Beethoven. Nous avons donné carte blanche au comédien et auteur, Stephan Castang, qui nous accompagnera tout au long de ces concerts spectacles. Il nous livrera une interprétation de la vie de ce compositeur mythique et énigmatique, pour lequel il voue une véritable passion depuis de nombreuses années.

Devant les adversités de la vie, l’ironie, la parodie, le grotesque, ont souvent constitué les réponses musicales de Shostakovich. "Il a su garder des qualités presque enfantines tout au long de sonexistence*".


* Krzysztof Meyer, Dimitri Schostakovich, Fayard, Paris, 1994

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SCHOSTA INTEGRAL - Galimatias musical - 1/6

22/11/2019 - 20:00
Eglise Protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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SHOSTA INTEGRAL

"Galimatias musical" Épisode 1 sur 6

VEND. 22 NOVEMBRE . 20h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Stéphan Castang, comédien
& Quatuor Manfred

28 janvier 1936. Ce jour là, le ciel lui tombe sur la tête. "Un galimatias musical". Il vient de découvrir le titre de l'article de la Pravda... L'article est horrible pour son opéra, Lady Macbeth de Mzensk, qui vient pourtant de rencontrer un très grand succès à Moscou et Leningrad. Il a suffit que Staline assiste à une représentation, en compagnie de Jdanov et Mikoïan et tout a basculé. « Tout cela est grossier, primitif, vulgaire... Le compositeur ne s'est manifestement pas fixé pour tâche de donner ce que le public soviétique attend et cherche dans la musique...» etc*... L'article n'était pas signé.

Il est significatif que sa première pièce pour quatuor à cordes, Elégie, reprenne l'air de la fin du 1er acte de Lady Macbeth. Il défendra son opéra, bec et ongles, jusqu'à la fin de sa vie. Les quatuors 1 à 5 que nous jouerons lors de ces premiers épisodes s'échelonnent de 1938 à 1952 en pleine terreur stalinienne. Pourtant Schostakovich au comble du désespoir continue à composer, à résister... Et nous livre des oeuvres magnifiques, inspirées, pleine de fraîcheur, de spontanéité, d'une grande profondeur et aussi d'une grande tristesse.

Comment cela est-il possible ? De quoi est fait cet homme ? On sent au fur et à mesure du temps des contrastes de plus en plus affirmés, revendiqués. Il désire toujours aller plus loin dans son geste. Mais ce qui frappe surtout, c'est son plaisir de composer, qui reste intact et qui le maintient en vie.

* Krzysztof Meyer, Dimitri Shostakovitch, Fayard, Paris, 1994

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SCHOSTA INTEGRAL - Galimatias musical - 2/6

23/11/2019 - 16:00
Eglise Protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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SHOSTA INTEGRAL

"Galimatias musical" Épisode 2 sur 6

SAM. 23 NOVEMBRE . 16h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Stéphan Castang, comédien
& Quatuor Manfred

28 janvier 1936. Ce jour là, le ciel lui tombe sur la tête. "Un galimatias musical". Il vient de découvrir le titre de l'article de la Pravda... L'article est horrible pour son opéra, Lady Macbeth de Mzensk, qui vient pourtant de rencontrer un très grand succès à Moscou et Leningrad. Il a suffit que Staline assiste à une représentation, en compagnie de Jdanov et Mikoïan et tout a basculé. « Tout cela est grossier, primitif, vulgaire... Le compositeur ne s'est manifestement pas fixé pour tâche de donner ce que le public soviétique attend et cherche dans la musique...» etc*... L'article n'était pas signé.

Il est significatif que sa première pièce pour quatuor à cordes, Elégie, reprenne l'air de la fin du 1er acte de Lady Macbeth. Il défendra son opéra, bec et ongles, jusqu'à la fin de sa vie. Les quatuors 1 à 5 que nous jouerons lors de ces premiers épisodes s'échelonnent de 1938 à 1952 en pleine terreur stalinienne. Pourtant Schostakovich au comble du désespoir continue à composer, à résister... Et nous livre des oeuvres magnifiques, inspirées, pleine de fraîcheur, de spontanéité, d'une grande profondeur et aussi d'une grande tristesse.

Comment cela est-il possible ? De quoi est fait cet homme ? On sent au fur et à mesure du temps des contrastes de plus en plus affirmés, revendiqués. Il désire toujours aller plus loin dans son geste. Mais ce qui frappe surtout, c'est son plaisir de composer, qui reste intact et qui le maintient en vie.

* Krzysztof Meyer, Dimitri Shostakovitch, Fayard, Paris, 1994

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SCHOSTA INTEGRAL - Je fais une carrière... - 3/6

24/01/2020 - 20:00
Eglise Protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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SHOSTA INTEGRAL

"Je fais une carrière en ne la faisant pas" Épisode 3 sur 6

VEND. 24 JANVIER . 20h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Stéphan Castang, comédien
& Quatuor Manfred

« Staline est mort... », Galina rapporte la nouvelle à son père. « Est-ce que tout va changer maintenant ? Lui demande-elle ? Schostakovitch ajoute d'une voix presque inaudible « espérons-le ! »« Des années plus tard, Mstislav Rostropovitch déclara: « dans ses interventions publiques, Schostakovich se faisait toujours l'écho de cette idée : « oui, le Parti et le gouvernement sont mes maîtres ». Mais il me disait, à moi personnellement : « Vous savez, on ne peut pas respirer ici, on ne peut pas vivre ici »*

Juste après la mort de Staline, Schostakovitch subit deux pertes terribles : sa femme et sa mère meurent à un an d'intervalle. Il traverse alors une longue période d'abattement.« Ma tête travaille mal, et je ne compose rien »*. Il est épuisé.

Il ne retrouve véritablement son énergie créatrice qu'à l'époque de la composition de son magnifique 7ème quatuor, en 1960, qu'il écrit à la mémoire de Nina, sa première femme. Quelques mois après, en 3 jours, il compose le 8ème quatuor, son quatuor le plus célèbre. Il avoue à sa fille Galina, « je me le suis dédié à moi-même »* Son monogramme musical DSCH apparaît dans les cinq mouvements qui s'enchaînent d'un seul jet. On y retrouve de nombreuses citations de ses oeuvres antérieures, qui ont le plus comptées dans sa vie de créateur, dont un motif tiré de « Lady Macbeth de Mzensk ». Il inaugure une nouvelle forme d'écriture qui ne s'occupe plus du regard de l'autre, des autres, il écrit uniquement pour lui-même.

En 1964, il poursuit son cycle titanesque avec les quatuors 9 et 10. Chaque quatuor est d'une profondeur et d'une originalité à couper le souffle. On dirait qu'écrire pour quatuor le renoue littéralement à chaque fois avec son intériorité.

* Krzysztof Meyer, Dimitri Shostakovitch, Fayard, Paris, 1994

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SCHOSTA INTEGRAL - Je fais une carrière... - 4/6

25/01/2020 - 16:00
Eglise Protestante
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SHOSTA INTEGRAL

"Je fais une carrière en ne la faisant pas" Épisode 4 sur 6

SAM. 25 JANVIER . 20h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Stéphan Castang, comédien
& Quatuor Manfred

« Staline est mort... », Galina rapporte la nouvelle à son père. « Est-ce que tout va changer maintenant ? Lui demande-elle ? Schostakovitch ajoute d'une voix presque inaudible « espérons-le ! »« Des années plus tard, Mstislav Rostropovitch déclara: « dans ses interventions publiques, Schostakovich se faisait toujours l'écho de cette idée : « oui, le Parti et le gouvernement sont mes maîtres ». Mais il me disait, à moi personnellement : « Vous savez, on ne peut pas respirer ici, on ne peut pas vivre ici »*

Juste après la mort de Staline, Schostakovitch subit deux pertes terribles : sa femme et sa mère meurent à un an d'intervalle. Il traverse alors une longue période d'abattement.« Ma tête travaille mal, et je ne compose rien »*. Il est épuisé.

Il ne retrouve véritablement son énergie créatrice qu'à l'époque de la composition de son magnifique 7ème quatuor, en 1960, qu'il écrit à la mémoire de Nina, sa première femme. Quelques mois après, en 3 jours, il compose le 8ème quatuor, son quatuor le plus célèbre. Il avoue à sa fille Galina, « je me le suis dédié à moi-même »* Son monogramme musical DSCH apparaît dans les cinq mouvements qui s'enchaînent d'un seul jet. On y retrouve de nombreuses citations de ses oeuvres antérieures, qui ont le plus comptées dans sa vie de créateur, dont un motif tiré de « Lady Macbeth de Mzensk ». Il inaugure une nouvelle forme d'écriture qui ne s'occupe plus du regard de l'autre, des autres, il écrit uniquement pour lui-même.

En 1964, il poursuit son cycle titanesque avec les quatuors 9 et 10. Chaque quatuor est d'une profondeur et d'une originalité à couper le souffle. On dirait qu'écrire pour quatuor le renoue littéralement à chaque fois avec son intériorité.

* Krzysztof Meyer, Dimitri Shostakovitch, Fayard, Paris, 1994

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SCHOSTA INTEGRAL - Celui qui a des oreilles... - 5/6

20/03/2020 - 20:00
Eglise Protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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"Celui qui a des oreilles entendra" Épisode 5 sur 6

VEND. 20 MARS . 20h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Stéphan Castang, comédien
& Quatuor Manfred

Schostakovich croule sous les honneurs, non seulement en URSS, mais aussi dans le monde entier. Il est malade, et comprend que sa mort n'est pas loin. Mais le pouvoir a fini par avoir raison de lui. Il a adhéré au parti en 1960. Pour son ami Isaac Glickman, il est resté « pur dans l’âme, sincère, noble, humain... »*, quant à l’écrivain Julian Barnes, dans sa biographie, il écrit: « Ce qu’il espérait, c’était que la mort libèrerait sa musique : la libèrerait de sa vie »... ». Et alors, si elle avait encore quelque valeur - et s’il y avait encore des oreilles pour entendre - sa musique serait... juste de la musique. »**

Les attaques de la maladie ayant raison de ses forces, il est contraint à réduire ses activités et lit énormément: Blok, Rilke, Baudelaire, Apollinaire... et traverse une période de mutation intérieure difficile, car il n'est pas croyant. Auparavant, en1962, il avait mis la dernière touche à sa treizième symphonie, composée sur des textes du jeune poète Evgueni Evtouchenko, qui évoquent sans détour les grandes tragédies de l'histoire russe du 20ème siècle : « La peur rôdait alentour, dans le moindre recoin, N'épargnant aucun étage... »* Schostakovitch se sent relié à cette poésie au plus profond de lui-même. Son écriture musicale, par le biais de la composition pour quatuor à cordes, continue son introspection autobiographique, entamée avec le 8 ème quatuor. Il n'écrit plus des «morceaux» de musique, mais de vrais poèmes musicaux, qui engagent tout son être. À partir du 11ème quatuor, l'intensité de l'expression, l'abstraction, la liberté de la forme, parviennent à un degré d'épure absolument bouleversant. Ce qui est extraordinaire, c'est sa capacité à se renouveler et à trouver sans cesse de nouveaux modes d'expression au fur à mesure des quatuors composés, le 15ème quatuor atteignant un sommet digne des Sept dernières paroles du Christ en croix de Joseph Haydn.

* Dimitri Chostakovitch, Lettres à un ami : correspondance avec Isaac Glikman, 1941-1975,  Albin Michel, Paris, 1994

** Julian Barnes, Le fracas du temps, Folio, Paris, 2018

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SCHOSTA INTEGRAL - Celui qui a des oreilles... - 6/6

21/03/2020 - 16:00
Eglise Protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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SHOSTA INTEGRAL

"Celui qui a des oreilles entendra" Épisode 6 sur 6

SAM. 21 MARS . 16h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Stéphan Castang, comédien
& Quatuor Manfred

Schostakovich croule sous les honneurs, non seulement en URSS, mais aussi dans le monde entier. Il est malade, et comprend que sa mort n'est pas loin. Mais le pouvoir a fini par avoir raison de lui. Il a adhéré au parti en 1960. Pour son ami Isaac Glickman, il est resté « pur dans l’âme, sincère, noble, humain... »*, quant à l’écrivain Julian Barnes, dans sa biographie, il écrit: « Ce qu’il espérait, c’était que la mort libèrerait sa musique : la libèrerait de sa vie »... ». Et alors, si elle avait encore quelque valeur - et s’il y avait encore des oreilles pour entendre - sa musique serait... juste de la musique. »**

Les attaques de la maladie ayant raison de ses forces, il est contraint à réduire ses activités et lit énormément: Blok, Rilke, Baudelaire, Apollinaire... et traverse une période de mutation intérieure difficile, car il n'est pas croyant. Auparavant, en1962, il avait mis la dernière touche à sa treizième symphonie, composée sur des textes du jeune poète Evgueni Evtouchenko, qui évoquent sans détour les grandes tragédies de l'histoire russe du 20ème siècle : « La peur rôdait alentour, dans le moindre recoin, N'épargnant aucun étage... »* Schostakovitch se sent relié à cette poésie au plus profond de lui-même. Son écriture musicale, par le biais de la composition pour quatuor à cordes, continue son introspection autobiographique, entamée avec le 8 ème quatuor. Il n'écrit plus des «morceaux» de musique, mais de vrais poèmes musicaux, qui engagent tout son être. À partir du 11ème quatuor, l'intensité de l'expression, l'abstraction, la liberté de la forme, parviennent à un degré d'épure absolument bouleversant. Ce qui est extraordinaire, c'est sa capacité à se renouveler et à trouver sans cesse de nouveaux modes d'expression au fur à mesure des quatuors composés, le 15ème quatuor atteignant un sommet digne des Sept dernières paroles du Christ en croix de Joseph Haydn.

* Dimitri Chostakovitch, Lettres à un ami : correspondance avec Isaac Glikman, 1941-1975,  Albin Michel, Paris, 1994

** Julian Barnes, Le fracas du temps, Folio, Paris, 2018

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ANNIVERSAIRE LUDWIG

18/04/2020 - 16:00
Eglise Protestante
14, boulevard de Brosses - 21000 Dijon
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"Joyeux anniversaire Ludwig !"

SAM. 18 AVRIL . 16h00
Église protestante - 14, bd de brosses - DIJON (21)

Quatuor Manfred

L’année 2020 fête le 250ème anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven. Pour le bonheur de tous, des cinq continents vont retentir des myriades de Cinquième symphonie et d’Hymne à la joie.

Le génie incomparable de Beethoven a balayé nombre de codes et d’usages, sa musique semble même incarner à elle seule les notions d’humanisme, de liberté et d’espérance.

Dans le cadre de notre saison, au printemps 2020 puis à l’automne dans la saison suivante, nous souhaitons joindre nos archets à la célébration unanime de ce génie, et partager avec vous de beaux moments de ferveur. Un premier rendez-vous avec l’évocation des deux premiers cycles de quatuors à cordes publiés par Beethoven : la détermination inébranlable de l’opus 18, le magnétisme de l’opus 59, et au milieu, la grandeur d’âme des « harpes », seul quatuor de Beethoven à être entré dans le répertoire avec un titre autre que celui de son dédicataire.

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