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Cannibale + Equipe de Foot

16/03/2019 - 21:00
Le Rocksane
14 bis rue Pozzi - 24100 Bergerac
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Si les membres de Cannibale rendaient leur petit-déjeuner au moment de parler de leur deuxième album « Not easy to cook », l’auditeur serait bien surpris. Les quadras étant signés chez Born Bad, on penserait Garage et look à la Didier l’Embrouille, mais on se retrouverait avec des bouts d’Exotica coincés entre les dents, le « Jungle Obsession » de Nino Nardini & Roger Roger étalé sur la table et du Glam tropical en bouteille plastique dégueulé par une version encore plus débile que le Mike Myers de Wayne’s World. Le décor est planté, vous êtes bon pour tout nettoyer.

Si l’on vous parle de tout ça, c’est qu’entre le début de la success story de Cannibale et ce deuxième album, il y a un monde. Encore un peu et on aurait presque l’impression que Freddie Mercury vient de débarquer en Renault 16 supersport pour jouer du Marimba à d’anciens fans de rock bas du front. Et en fait, c’est à peu près ça : Le Rocky Horror Picture Show et Fela Kuti en bottes de caoutchouc.

Et si le nombre de vaches n’a pas augmenté dans le bled de Normandie dont sont issus les gars de Cannibale, pour le nombre de dates par contre, c’est autre chose. Entre « No Mercy For Love »,  le premier album signé de 2017, et le nouveau « Not easy to cook », les Frogs - c’est le nom de la piste d’ouverture – ne sont pas passés de la cumbia psyché à l’autotune sur gravier, mais ils sont partis sillonner les routes comme des cyclistes dopés. Plus de 100 dates en moins d’un an (dont pas mal avec Frustration et Villejuif Underground), des festivals comme Rock en Seine et une revue de presse dithyrambique :

« Des rythmes indolents qui convoquent Amérique Latine et Afrique. » (Mowno)
« Un garage rock voyageur et volontiers ensoleillé. » (Libération)
« Des morceaux qui provoquent des visions ou des hallucinations. » (France Inter)

Voyez, même Johnny n’a pas eu droit à une telle couverture médiatique ! Alors, le secret de Cannibale, c’est quoi ? Etre vieux et mettre la branlée à des kids de 19 ans ayant découvert des tutos de marimba sur Youtube ? Oui, mais c’est un peu plus qu’un groupe de darons. « Le groupe a appris tous les codes sur la route en moins de deux ans » témoigne Jean-Baptiste Guillot de Born Bad. Pour les chansons, ça fait longtemps qu’ils savent faire. Rescapés de différents projets musicaux qui ont tous foiré, les différents membres ont fini par réussir parce que plus rien d’autre que la musique ne comptait. En ça, la trajectoire déviante du groupe n’est pas très éloignée de celle de Vox Low, autre signature maison.

Mais le plus surprenant dans « Not easy to cook », c’est la moiteur qui s’en dégage. Difficile de résumer l’affaire autrement qu’en comparant ces 10 chansons à une cocotte minute où auraient cuit des bouts de dancehall, de ska londonien et de dub hawaïen décapsulé avec les fesse. C’est là que le disque, enregistré par le groupe dans son village français du bout du monde, réussit un petit miracle : sonner français, mais côté Polynésie française.

Sur « Not easy to cook », on entend des grenouilles, des oiseaux, le bruit de la jungle dans un salon. Ceux déjà traumatisés par le vibraphone d’Arthur Lyman et la Lounge music de Les Baxter devraient se sentir chez eux ; les novices découvriront enfin autre chose que les samedis chez Nature et Découverte.

BESTER

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Manu Lanvin and The Devil Blues + Ground Zero

23/03/2019 - 21:00
Le Rocksane
14bis rue Pozzi - 24100 Bergerac
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Chanteur guitariste et show-man exceptionnelManu Lanvin est aujourd’hui une figure incontournable du blues-rock français. 

Avec six albums à son actif dont trois avec son power trio le Devil Blues, Manu a enchainé depuis 2012 près de 500 concerts incluant des scènes prestigieuses en Europe comme aux Etats-Unis (L’Olympia, L’Apollo Theater, Le Montreux Jazz Festival, Solidays, Cognac Blues Passion, …) 

Acclamé par un public de plus en plus nombreux aux concerts du « Diable », et salué par ses pairs, comme Quincy Jones qui l’invite régulièrement à se produire aux galas de la Jazz Foundation of America ou encore Johnny Hallyday dont il a assuré les dernières premières parties de spectacle, Manu Lanvin incarne sans conteste le renouveau du genre et a su parfaire au fil des années un rock blues explosif.

L’album «BLUES, BOOZE AND ROCK ’N’ ROLL» sortie en Octobre 2016  lui vaudra l’éloge de la presse musicale et la reconnaissance des professionnels. 

L’album est sélectionné comme l’un des «Meilleurs album de l’année» par Le Parisien

Son spectacle est retenu comme une des «Meilleures performances de l’année» par le magazine Rock & Folk.

Manu est nominé également comme «Meilleur interprète masculin» aux Globes de Cristal 2017. 

Le diable apparait au milieu des grands noms de la scène musicale française.

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Cadillac (Stupeflip Crou) + DNA

04/04/2019 - 20:30
Le Rocksane
14 bis rue Pozzi - 24100 Bergerac
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N° c4di114c
 
Il ne s’agit pas ici d’Antoine de Lamothe Cadillac, émigré au nouveau monde, dont le patronyme fut emprunté pour une marque d’automobile américaines superlatives, ni du
paisible village de Cadillac en Gironde, d’où il était parti, mais bien de l’acolyte de King Ju dans l’entité Stupeflip.
 
Complice de prédilection du grand sorcier du Stup Crou, Cadillac participe depuis les origines à l’aventure, éructant ses fabliaux et ses raps de sous préfecture, mettant en son et lumière les spectacs, réalisant une partie des vidéos, composant ou participant à l’écriture d’une part notable de la discographie foutraque du groupe mystérieux et néanmoins populaire. Aujourd’hui, Cadillac s’émancipe de Stupeflip avec un album solo dont il a composé et réalisé tous les titres, toutes les chansons, convoquant les autres membres de Stup pour des featuring.
 
De Stupeflip, on connaît la trajectoire unique, passée des majors à l’indépendance en multipliant son succès. Un univers inclassable, engagé et délirant, un discours de proximité
qui a consolidé une fan base incomparable, qui a permis récemment au projet d’exploser les records mondiaux en termes de crowdfunding. Stupeflip ne fait rien comme les autres, et concasse rap brut, rock sale, variété hardcore, punk coloré et électro malade dans des albums richement enluminés qui soudent entre eux une confrérie d’aficionados qui ont pour Stupeflip un rapport qui s’apparente à la foi. Mais Stupeflip ne s’accommode pas des rythmes imposés par le show business, et accouche de sa musique quand ça lui chante, ce qui implique des délais parfois longs entre deux albums. Le projet de Cadillac, qui prolonge l’expérience du terrorisme bienveillant vient à point pour satisfaire l’appétit des légions combatives du Crou.
 
Le virus se propage, encore et toujours.
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