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Susie Morgenstern - « Ecrire c’est comme vivre... »

20/1/2020 - 18:30 a 20:00
Théâtre des Variétés
1 Boulevard Albert 1er - 98000 Monaco
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« Ecrire c’est comme vivre, ça vous tombe dessus comme un coup de foudre»

 

Lundi 20 janvier - 18h30 Théâtre des Variétés - Monaco

 

« C’est ce qui m’est arrivé quand j’étais petite. J’ai tout de suite aimé le crayon, le papier, les cahiers, le papier à lettre. À la folie ! J’y voyais un pouvoir magique : je pouvais coincer dans mes cahiers tout ce que je voyais, tout ce que je ressentais. Je pouvais crier sans émettre un son. Je pouvais faire rire une feuille de papier inanimé. Je pouvais raconter les pires secrets sans les révéler à qui que ce soit. Je pouvais me tenir compagnie tout en restant seule. Je pouvais aussi pleurer des larmes d’encre. Et surtout, je pouvais enfin parler, car je vivais dans une famille très bruyante et la seule façon pour moi de placer un mot, c’était de l’écrire. Et puis, j’étais Dieu ! Je pouvais faire disparaître mes ennemis et créer un monde idéal. Oui, je détenais un vrai pouvoir magique !

 

J’aimerais partager ma passion avec vous et vous dire que, pour être écrivain, il n’y a pas de secret : il faut écrire !
L’écriture est une activité qu’il faut pratiquer comme on pratique un sport : elle demande à s’entraîner, à apprendre à être endurant, à ne pas se décourager. Il faut écrire tous les jours, libérer sa main, construire sa confiance en soi, plonger.

 

L’écriture et moi, ça a été le coup de foudre, mais on peut apprendre autrement à aimer écrire : cet amour peut venir en fréquentant l’ami papier. Comme la passion du ballon naît en le poussant, en donnant quelques coups de pieds, pour le crayon, c’est la même chose. On le pousse aussi en donnant quelques coups de doigts...

 

Et une fois que la passion est là, on peut aller jusqu’à la lune ! »

 

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Jean-Christophe Maillot - Danser la vie

3/2/2020 - 18:30 a 20:00
Théâtre des Variétés
1 Boulevard Albert 1er - 98000 Monaco
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Danser la vie

 

Jean-Christophe Maillot Interrogé par Laura Cappelle Journaliste et sociologue

 

Lundi 3 février - 18h30
Théâtre des Variétés - Monaco

 

Un chorégraphe a la particularité de dépendre des autres pour créer : de la scénographie aux interprètes, en passant par la musique, son processus de travail passe par le collectif. Depuis 1993, Jean- Christophe Maillot a su créer aux Ballets de Monte- Carlo les conditions nécessaires au développement d’un répertoire riche et unique de plus de quarante ballets, qui va de la relecture des grandes œuvres du répertoire classique (La Belle, LAC, Coppél-i.A) à des explorations abstraites des possibilités du mouvement.

 

En dialogue avec Laura Cappelle, critique de danse et sociologue, le chorégraphe monégasque revient sur son amour de la collaboration ainsi que sur les racines et motivations de son travail artistique. De la conception d’une œuvre à l’évolution de son inspiration au fil des décennies et des transformations de sa Compagnie, Jean-Christophe Maillot parle de ce qu’est la chorégraphie de technique classique aujourd’hui et des transitions personnelles et professionnelles qu’il a vécues.

 

Quelles sont les conditions d’une situation de création fertile ? Comment les attentes des danseurs ont-elles évolué, et comment se positionner en tant qu’auteur et développer des terrains de rencontre avec d’autres artistes ? Une plongée dans les coulisses du processus créatif de l’un des chorégraphes les plus reconnus et prolifiques de sa génération.

 

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Arnaud Desplechin - Cinéma : un art de l’ellipse

23/3/2020 - 18:30 a 20:00
Théâtre des Variétés
1 Boulevard Albert 1er - 98000 Monaco
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Cinéma : un art de l’ellipse

 

Arnaud Desplechin Interrogé par Jacques Kermabon Critique de cinéma

 

Lundi 23 mars - 18h30

Théâtre des Variétés - Monaco

 

On imagine parfois que la vocation du cinéma est de montrer des personnes, des corps, des lieux, des actions, des relations, tout un ensemble face auquel le plaisir du spectateur serait lié au plaisir de voir sans être vu. Le travail de la mise en scène consisterait alors en bonne part à élaborer un monde de fiction plausible auquel le spectateur puisse croire, voire s’identifier. Au départ, il y a le plus souvent un scénario et chaque cinéaste s’empare à sa manière de ce texte dont il est parfois l’auteur.

 

Illustrant ses propos avec des extraits de ses films, Arnaud Desplechin évoquera, en compagnie de Jacques Kermabon, les enjeux concrets de cette confrontation avec la matière filmée, telle qu’elle a lieu sur le plateau du tournage avant de trouver une forme définitive au montage.

 

« Quand on fabrique », dit-il, « on le fait avec des intuitions, et ce qui est primordial pour moi, ce sont les acteurs ; le placement des caméras est lié au fait de ne pas les embêter, de ne pas faire trop de prises mais d’en faire suffisamment. Il y a beaucoup de stratégies qui se mettent en place, c’est comme une scène de théâtre. » Un des enjeux de la mise en scène peut alors plus apparaître comme le souci de sonder des mystères au lieu d’apporter des réponses, de suggérer plutôt que d’affirmer. Le travail du film relèverait moins du souci de créer un monde visible que de le faire pressentir par des ellipses.

 

Cette conférence est organisée en collaboration avec l’Institut audiovisuel de Monaco.

 

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