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Association Racines coréennes

Hélène Charbonnier - Présidente

Address : chez Christine Delattre, 10 bis rue Roger François
94700 Maisons Alfort

E-mail : presidence@racinescoreennes.org

Site : http://www.racinescoreennes.org

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Olivier Voisin

Né le 1er mars 1974, Olivier est décédé dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 février des suites de ses blessures après avoir été touché par des éclats d'obus alors qu'il se trouvait en reportage en Syrie.

Olivier Voisin, who was seriously wounded in Syria by 21st February, has died on 24 February of his wounds in Turkey.

Visuel

News

Condoléances
03/01/2013
Please do not send flowers. Pas de fleur. Don possible lors de la célébration mais également via le site de Racines coréennes ou ce site. Don également possible pour les Apprentis Orphelins d'Auteuil (http://www.apprentis-auteuil.org/accueil.html). Expressing condolences at (Adresse pour les condoléances) : M. & Mme Jean-Claude VOISIN, 3 rue Clos Marolle, 71640 GIVRY
Obsèques
02/28/2013
La date des obsèques a été fixée au lundi 4 mars 2013, 15h. Ouvertes à tous, elles se dérouleront à Givry, département de Saône-et-Loire.
Versement du don
02/24/2013
Votre don peut être effectué avec le formulaire ci-contre. Sélectionner le nombre de don(s), par exemple "2" si vous souhaitez réaliser ce don au nom d'une autre personne ainsi qu'en votre nom. Saisissez dans la case le montant, puis cliquez sur "next" pour passer à l'étape suivante. A l'étape du formulaire, précisez vos coordonnées, puis passez à la transaction (versement immédiat par carte bleue ou AmEx, ou par chèque en sélectionnant "réservation"). En cas de paiement par chèque, remplissez le formulaire, puis envoyez le chèque par courrier postal à l'association Racines coréennes, en précisant le numéro de réservation à indiquer au dos du chèque avec la mention "Olivier Voisin". A réception du versement, vous recevrez un email de confirmation de bonne réception.

Un photoreporter emporté par la guerre

24 février 2013

Libération

Syrie . Olivier Voisin est décédé ce week-end après avoir été touché par un éclat d’obus.

Par LUC MATHIEU

 

Il est mort dans la ville où il voulait s’installer, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière syrienne qu’il franchissait sans cesse. Olivier Voisin, un photographe français âgé de 38 ans, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital international d’Antakya, en Turquie. Il avait été grièvement blessé jeudi, de l’autre côté de la frontière, dans les environs de Hama, en Syrie. Touché par des éclats d’obus, il souffrait d’une hémorragie cérébrale qui n’a pu être résorbée.

Précarité. Olivier Voisin s’était lancé dans le photojournalisme à 20 ans. Il commence par des reportages au Liban et en Pologne tout en travaillant pour la presse régionale française. Mais il s’en éloigne peu à peu, usé par la précarité d’un métier qui paie chaque année un peu moins. Il se lance dans l’informatique, en Allemagne puis en France. L’envie de photographier, qui ne l’a jamais quitté, redevient prégnante en 2009, lors d’un voyage en Corée du Sud, son pays d’origine.

Adopté à 3 ans par une famille française, Olivier Voisin découvre à Séoul qu’il a un frère avant de retrouver sa mère. A la manière d’un journaliste, il enquête sur les conditions de son adoption. A son retour en France, il décide de reprendre ses appareils photo. Pas pour faire de belles images, mais pour raconter des histoires.

Il le fera d’abord en Tunisie puis en Libye, où les révolutions emportent les pouvoirs en place. Il va aussi en Haïti, où sévit une épidémie de choléra, et au Kenya, où des Somaliens fuyant la famine se réfugient dans des camps.

Peu à peu, il se passionne pour la Syrie. Parce qu’il n’avait rien d’une tête brûlée, il se renseigne, demande et trouve des contacts qui l’aident à pénétrer dans un pays où la révolution a cédé la place à la guerre. En août, il est à Alep, la grande ville du nord. Il y retourne les mois suivants, s’arrête dans les villages proches de la frontière où des civils épuisés par les combats s’installent dans des camps de fortune. Son travail est reconnu, même s’il est toujours aussi mal rétribué. Ses photos sont publiées par l’Express, le Monde, Libération, The Guardian ou l’AFP.

Olivier Voisin décide alors de suivre le conflit syrien de façon quasi permanente. Il rend les clefs de son appartement parisien et songe à s’installer à Antakya. Il sait que cette guerre va durer. Il sait aussi qu’elle sera de plus en plus dangereuse à couvrir.

«Came de merde». La semaine dernière, l’un de ses contacts au sein de la rébellion l’a appelé. Il pouvait enfin l’emmener à Hama, dans le centre de la Syrie. Olivier Voisin prend ses appareils et passe la frontière à pied, marchant deux kilomètres dans un champ qu’il sait être miné. Il rejoint une brigade de rebelles au nord de Hama. Il n’y a pas de véritable ligne de front, l’armée syrienne bombarde depuis ses positions éloignées d’une vingtaine de kilomètres. Dans une lettre envoyée mercredi à l’une de ses amies journalistes, il raconte le sol qui tremble sous les obus et son ennui, le soir, lui qui a une fois de plus oublié d’emmener un livre. Il évoque aussi cette «came de merde», qu’est la couverture d’une guerre. «Aucune autre drogue sera aussi puissante que l’adrénaline qui d’un coup fait jaillir en nous des sensations incroyables, notamment celle de vouloir vivre.»